Après un second rôle remarqué au côté de Gérard Depardieu dans Bonne pomme, le jeune acteur Benjamin Voisin enchaîne avec son premier personnage principal dans la mini-série FiertésSacs Sacs Barwell Sacs Barwell Sacs Barwell Barwell Sacs Sacs Sacs Barwell Barwell Barwell Sacs Barwell ZxR0TT, diffusée ce 3 mai sur Arte.

Benjamin Voisin ©Pierre Dewitte

A 21 ans, Benjamin Voisin ne fait pas son âge. A le voir avec ses cheveux ébouriffés, ses yeux malicieux et son sourire candide, il fait à peine 15 ans. A l’entendre évoquer avec passion et lucidité son métier d’acteur, il pourrait approcher la trentaine. Il cite, tout excité, Jean-Paul Belmondo et Marlon Brando comme ses modèles et, avec plus de calme, Molière et Alfred de Musset en tant que ses auteurs de chevet. Au lycée, où il suivait une scolarité qu’il juge lui-même « désastreuse », seul le français l’intéressait. Son prof l’a inscrit à son cours de théâtre. Etre comédien n’a jamais été un rêve mais c’est devenu une révélation. Sans cela, il ne sait pas où il serait aujourd’hui. « Peut-être un Jack Kerouac ou un Alan Ginsberg, faisant des petits boulots pour payer mon prochain voyage. Au lieu de cela, l’art dramatique a changé mon existence. J’ai appris la concentration, l’organisation et la rigueur, ce qui me permet de mieux vivre. »

Si sa mère est sa fan n°1, son père, prof au Cours Florent, a tenté de le dissuader de se lancer dans cette voie. Sans succès. Il a cependant daigné que Benjamin fasse un essai avec un de ses collègues pour finalement le soutenir quand il a suivi la formation professionnelle de deux ans du Cours Florent puis lors de son admission au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Benjamin a ensuite très vite enchaîné les castings et décroché un rôle dans Bonne pomme (2017), au côté de Gérard Depardieu. Il n’est pas resté timide très longtemps et a voulu impressionner le vieux briscard. A sa façon. « J’ai essayé de le déstabiliser en apportant quelque chose de différent à mon jeu à chaque prise, sourit-t-il en se redressant fièrement sur sa chaise. Parfois cela marchait et alors je voyais son œil pétiller. Un jour, il m’a dit que j’étais aussi con que lui quand il était jeune. Sur le coup, cela m’a fait mal. Puis j’ai compris que c’était un compliment. »

Dans la mini-série Fiertés

Benjamin en recevra d’autres à coup sûr pour son interprétation tout en nuance et émotion de Victor, un ado amoureux d’un homme plus âgé, dans la mini-série mod Daim fonce 2033 XXL suede Marron de cuir Italie sac real frange avec shopper Fiertés sur le combat des droits des homosexuels. « Cela m’a rendu fou d’apprendre qu’il y a encore quelques années être gay était illégal. Et tout à coup, j’ai réalisé je ne n’étais pas seulement un acteur mais aussi un passeur d’idées. » Une fonction qu’il entend toujours assumer grâce à deux collectifs, Géranium et Le Banquet, pour lesquels il écrit, met en scène et interprète des pièces de théâtre. Il a aussi trois nouveaux rôles principaux prévus pour la télé et le cinéma qui ouvriront un peu plus ses horizons avec de la voltige équestre, de la science-fiction et du slam. « Je n’ai jamais aimé faire deux fois la même chose. Je ne veux pas m’ennuyer et surtout, je veux avancer. Je n’ai qu’un bout de vie sur Terre alors autant toucher à tout. »

 

Article paru dans La Parisien Week-End – 20 avril 2018